« 2012, une année décisive » estime Florimont Carton
Entretien réalisé le 5 janvier 2012.
Journaliste : Florimont Carton, en cette nouvelle année que souhaitez-vous ?
Florimont Carton : Je souhaite en premier lieu mes meilleurs vœux de bonheur et de santé aux Périgourdins. Ma première pensée va à tous ceux qui, malheureusement, ont perdu leur emploi durant l’année 2011. Selon l’INSEE, entre novembre 2010 et novembre 2011, 1279 Périgourdines et 818 Périgourdins se sont inscrits à Pôle Emploi. En un an, on observe une augmentation des demandeurs d’emploi de presque 10% chez les femmes et plus de 7% chez les hommes. Les personnes les plus touchées sont les plus de 50 ans avec une augmentation en un an de 20%. Chez les 25-49 ans, le chômage progresse de 6 %. Au total, 26 790 Périgourdins sont à la recherche d’un emploi. Je souhaite donc à toutes ces personnes, tout le courage nécessaire pour surmonter cette épreuve. Mes autres pensées vont aux jeunes pour qu’ils fassent un bon choix d’orientation, aux travailleurs et aux retraités qui, trop souvent, éprouvent des difficultés à subvenir à leurs besoins malgré de longues années de travail.
Journaliste : Cette année 2012 est une année particulière avec les élections présidentielles et législatives.
Florimont Carton : Oui effectivement. À l’approche de ces échéances, nous pouvons adopter plusieurs attitudes : une première pourrait consister à être un observateur qui regarde quelques images à la télévision et qui a parfois une oreille attentive aux informations ; une deuxième pourrait être un désintéressement total en considérant que tout est joué d’avance et que de toute façon, d’une part, nous ne « comptons » qu’une voix sur des millions et que d’autre part, in fine, le pouvoir politique est assujettit au « puissant monde financier, etc » ; enfin une autre attitude serait de considérer que nous pouvons apporter quelque chose, contribuer avec ses compétences, sa disponibilité et son enthousiasme au débat démocratique pour tenter d’agir dans l’intérêt général. C’est cette attitude que je vais adopter au cours de cette année car la situation l’exige.
Journaliste : Justement, vous présentiez précédemment les progressions du chômage mais d’autres difficultés sont présentes en Dordogne…
Florimont Carton : Le manque d’emploi en Dordogne oblige les jeunes à partir dans d’autres départements. En amont, les possibilités de faire des études en Dordogne se sont développées au cours des dernières années, notamment à Périgueux avec la création d’un véritable campus, mais elles restent insuffisantes. La plupart des jeunes Périgourdins sont contraints de partir étudier, notamment, à Bordeaux, à Limoges ou à Toulouse. Ces études peuvent entraîner des difficultés financières dans les familles. Je suis tout particulièrement sensible à ces questions de part mon passé d’étudiant boursier à Bordeaux. Lorsque l’on observe la pyramide des âges de la Dordogne, il est frappant d’observer combien la pyramide se creuse chez les jeunes de 20 à 35 ans. Ce creusement est bien plus prononcé que dans le reste de la région. De plus, en Dordogne, les salaires versés sont en moyenne moins élevés que dans les autres départements de la région. Ils traduisent une sous-représentation des cadres : 4% contre 6,5% des salariés en Aquitaine. La moitié des ménages Périgourdins déclare un revenu fiscal, par unité de consommation, inférieur à 16 500 euros. Ce revenu est inférieur aux moyennes régionales (17 900 euros) et de province (17 600 euros). Malgré ces difficultés non exhaustives, il ne faut pas oublier de rappeler la vivacité de nos industries traditionnelles avec la fabrication de denrées alimentaires, de boissons et des produits de tabac, le travail du bois, les industries du papiers, les productions en caoutchouc et en plastique, etc ; ainsi que nos productions agricoles renommées dans le monde entier et la force de l’économie touristique liée au formidable patrimoine Périgourdin.
Journaliste : Depuis plusieurs années, vous êtes un homme engagé. Vous avez été candidat à plusieurs reprises, aux élections municipales à Périgueux et aux élections régionales, quel positionnement allez-vous adopter cette année ?
Florimont Carton : La situation du département et les difficultés rencontrées par les Périgourdins me motivent à m’investir avec encore plus de force dans un esprit d’écoute, de dialogue et d’action. Avec le projet que nous allons construire avec les Périgourdins, nous serons au cœur du débat. Nous avons devant nous de formidables défis à relever ! Cette année 2012, pleine d’espoir, sera une année décisive !…
Mes chers amis démocrates,
Je présente à chacune et à chacun d’entre vous, ainsi qu’à vos familles et à vos proches mes meilleurs vœux de santé, bonheur et prospérité pour cette nouvelle année.
Je nous souhaite une année victorieuse afin que nous puissions enfin faire triompher nos engagements humanistes au service de nos concitoyens.
Ce, dans les domaines de la nécessaire solidarité, du développement durable, du projet économique éclairé et responsable qui sera celui porté par François BAYROU tout au long de la campagne des présidentielles.
Ne nous y trompons pas cette échéance présidentielle est capitale pour la pérennité de notre mouvement démocrate.
Nous comptons sur la capacité de notre leader national à entrainer et à rassembler le plus grand nombre possible de nos concitoyens autour de sa personnalité et du projet qu’il portera pour la France ; mais notre engagement sera également extrêmement important pour assurer une victoire qui commence à paraître possible même aux plus dubitatifs de ces dernières semaines.
Cette année 2012 témoignera certainement d’un changement nécessaire des comportements, des perceptions, des attitudes, des modes de fonctionnement et des relations à l’autre et à notre environnement naturel qui s’instaurera entre nos concitoyens. Nos valeurs et nos racines nous y préparent.
Changement qui ne signifie aucunement repli sur soi, mais au contraire une ouverture d’esprit qui permettra d’appréhender toutes les problématiques et d’y apporter des solutions nécessairement largement consensuelles à l’échelle de notre pays et de notre nouvel espace de vie que constitue la communauté européenne.
Vous aurez compris qu’en plus de vous souhaiter une excellente année 2012, je forme le vœu qu’elle soit une année d’engagement de chacune et de chacun d’entre nous pour faire triompher nos idées, pour faire triompher notre président national François BAYROU, pour redonner à nos concitoyens la conscience qu’un espoir de traiter leurs problèmes différemment est possible, et pour faire triompher la France.
Excellente année 2012
Marc Mattera, président départemental du MoDem .
L’intercommunalité à la sauce Périgueux
Nulle part ailleurs, une recomposition de l’intercommunalité n’aura été plus nécessaire qu’à Périgueux. L’enjeu en est simple : revenir sur ce qui n’aurait jamais dû être, la séparation artificielle de Périgueux et de Boulazac, pourtant unis dans une même zone économique et urbaine.
Leur réunion était bien sûr un des points essentiels du projet de rationalisation des intercommunalités présenté par la préfecture il y a quelques mois, et qui préconisait l’adhésion de Boulazac et de quelques autres communes avoisinantes à la Communauté d’Agglomération de Périgueux (CAP).
Celle-ci a tout à gagner à un tel élargissement ; qu’il s’agisse bien sûr d’adapter son périmètre à la réalité économique et humaine, ou qu’il s’agisse de bénéficier et de s’inspirer du dynamisme remarquable insufflé par son Président à la Communauté de Communes d’Isle Manoire.
Mais comme toujours en Périgord derrière une négociation tortueuse sur le périmètre de la future CAP, se dissimule en réalité une lutte sourde de pouvoir. Qui assumera la présidence ? Les caciques socialistes, Messieurs Bérit-Debat et Moyrand, qui sont dans la place et entendent la garder, auraient voulu que Boulazac vienne dans le plus simple appareil. Jacques Auzou entendait pour sa part arriver avec toute sa cour de communes liges. Et tout ça bien sûr, au nom de l’intérêt supérieur des populations concernées… Ce furent des négociations totalement opaques, du moins pour les élus des oppositions municipales. Du coup, la discussion, pourtant essentielle, sur les compétences de la future CAP s’en est trouvée marginalisée.
A l’arrivée de la course, c’est le plus fort, mais aussi le plus malin, qui aura gagné. Toute la communauté d’Isle Manoire va rejoindre la CAP qui va passer de treize à une trentaine de communes, y compris certaines qui ne vivent pas dans l’orbite de Périgueux. Ce sera un moindre mal si la CAP y gagne un Président en mesure de contribuer à réveiller Périgueux, cette belle endormie.
La réforme de l’intercommunalité est l’un des trois volets de la réforme territoriale, avec le redécoupage des compétences entre le département et la région et d’autre part la création d’un Conseiller territorial siégeant aussi bien au département qu’à la région. C’en est aussi le volet le moins discutable, dont la pérennité semble assurée au-delà des échéances électorales de 2012. Pourquoi aura-t-il fallu que des combinaisons politiciennes viennent en perturber, sinon en dévoyer, la logique ?
Jean-Paul Mingasson
Conseiller municipal de Périgueux
"Pour ma part, je ne propose pas du sang et des larmes, bien au contraire, je propose le seul chemin vers
l'optimisme. Trois axes sont pour moi essentiels : baisser les dépenses publiques raisonnablement, augmenter les impôts raisonnablement, donner un élan fort à notre production. La France dépense
1050 milliards d'euros par an, elle doit économiser 50 milliards pour revenir à l'équilibre, c'est un but qu'il est possible d'atteindre. Je soutiens le non remplacement d'un fonctionnaire sur
deux, mais pas de manière aveugle. La réforme de l'État ne peut pas se faire à périmètre constant, l'Éducation notamment doit être sanctuarisée. L'éducation est vitale pour le pays, je ne la mets
pas au même rang que les autres administrations du pays",Nous
devons également aller à la reconquête de notre production. Ce n'est pas normal que la France ait une image de marque inférieure à celle de l'Allemagne. Nous avons des atouts, notamment dans le
secteur culturel. Les films d'animation, les jeux vidéos, les programmes numériques, c'est aussi ça la production française. Nous devons recréer de l'attractivité pour une production française
positionnée sur le haut de gamme. Il n'est pas normal que les produits français est une image de qualité inférieure à celle des produits allemands
. Les citoyens doivent être acteurs de cette reconquête. Il faut comprendre que acheter Français, ce
n'est pas un gros mot, c'est une démarche civique ! Je défends pour cela la transparence, au travers d'un label que je détaille dans mon livre 2012, état d'urgence. On a fait un label Bio, un
label Commerce équitable. Je souhaite un label Produit en France qui indiquerait la part du produit provenant de notre sol.
lIl n'y a pas une crise, mais deux. On se trouve à leur épicentre. D'une part une crise française, car nous ne
produisons plus suffisamment, d'autre part une crise de la zone euro. Cette dernière n'est pas celle de la monnaie, mais de la dette accumulée par les Etats. Le secteur privé n'est pas en cause,
les responsables sont les gouvernants. Le monde s'est aperçu que les Etats européens ne pouvaient pas rembourser leur dette et qu'un pays en difficulté n'était pas protégé, alors le doute s'est
installé", a d'abord analysé le député des Pyrénées-Atlantiques.
"Dans cette situation explosive, c'est une erreur de penser que l'Europe peut se conduire à deux. On ne peut pas avoir deux pays qui s'instituent en patrons, de manière condescendante. Nous avons
tous vu les images de ces conférences de presse franco-allemandes qui n'aboutissent à rien. Le couple franco-allemand doit être un ferment, un entraineur, mais pas se placer en commandant. Dans
les circonstances actuelles, il faut défendre le modèle communautaire. Ce modèle, c'est la méthode coopérative que nous connaissons bien dans le monde agricole. Elle permet de conserver la
liberté de chacun tout en construisant un outil commun", a-t-il défendu.
"J'ai été humilié lorsque l'Europe a demandé l'aide de la Chine. On a besoin d'un sursaut de fierté et d'indépendance. C'est de nos seules forces qu'on s'en tirera. L'Europe est le premier marché
et la première démocratie au monde", a poursuivi François Bayrou.