"Pour ma part, je ne propose pas du sang et des larmes, bien au contraire, je propose le seul chemin vers
l'optimisme. Trois axes sont pour moi essentiels : baisser les dépenses publiques raisonnablement, augmenter les impôts raisonnablement, donner un élan fort à notre production. La France dépense
1050 milliards d'euros par an, elle doit économiser 50 milliards pour revenir à l'équilibre, c'est un but qu'il est possible d'atteindre. Je soutiens le non remplacement d'un fonctionnaire sur
deux, mais pas de manière aveugle. La réforme de l'État ne peut pas se faire à périmètre constant, l'Éducation notamment doit être sanctuarisée. L'éducation est vitale pour le pays, je ne la mets
pas au même rang que les autres administrations du pays",Nous
devons également aller à la reconquête de notre production. Ce n'est pas normal que la France ait une image de marque inférieure à celle de l'Allemagne. Nous avons des atouts, notamment dans le
secteur culturel. Les films d'animation, les jeux vidéos, les programmes numériques, c'est aussi ça la production française. Nous devons recréer de l'attractivité pour une production française
positionnée sur le haut de gamme. Il n'est pas normal que les produits français est une image de qualité inférieure à celle des produits allemands
. Les citoyens doivent être acteurs de cette reconquête. Il faut comprendre que acheter Français, ce
n'est pas un gros mot, c'est une démarche civique ! Je défends pour cela la transparence, au travers d'un label que je détaille dans mon livre 2012, état d'urgence. On a fait un label Bio, un
label Commerce équitable. Je souhaite un label Produit en France qui indiquerait la part du produit provenant de notre sol.
lIl n'y a pas une crise, mais deux. On se trouve à leur épicentre. D'une part une crise française, car nous ne
produisons plus suffisamment, d'autre part une crise de la zone euro. Cette dernière n'est pas celle de la monnaie, mais de la dette accumulée par les Etats. Le secteur privé n'est pas en cause,
les responsables sont les gouvernants. Le monde s'est aperçu que les Etats européens ne pouvaient pas rembourser leur dette et qu'un pays en difficulté n'était pas protégé, alors le doute s'est
installé", a d'abord analysé le député des Pyrénées-Atlantiques.
"Dans cette situation explosive, c'est une erreur de penser que l'Europe peut se conduire à deux. On ne peut pas avoir deux pays qui s'instituent en patrons, de manière condescendante. Nous avons
tous vu les images de ces conférences de presse franco-allemandes qui n'aboutissent à rien. Le couple franco-allemand doit être un ferment, un entraineur, mais pas se placer en commandant. Dans
les circonstances actuelles, il faut défendre le modèle communautaire. Ce modèle, c'est la méthode coopérative que nous connaissons bien dans le monde agricole. Elle permet de conserver la
liberté de chacun tout en construisant un outil commun", a-t-il défendu.
"J'ai été humilié lorsque l'Europe a demandé l'aide de la Chine. On a besoin d'un sursaut de fierté et d'indépendance. C'est de nos seules forces qu'on s'en tirera. L'Europe est le premier marché
et la première démocratie au monde", a poursuivi François Bayrou.
Vous êtes
cordialement invités à la réunion publique que tiendra Bayrou le Jeudi 1er Décembre Salle Coicaud rue du Sergent Rey à Bergerac à
19H
Dialogue direct avec
FRANÇOIS BAYROU
Lundi 7 novembre à 18h30
à Cognac
Auditorium du Palais des Congrès
« La Salamandre »
Allée de la Corderie
16100 Cognac
François Bayrou était l'invité du Grand Journal de Canal Plus, mercredi 19 octobre.
Le leader centriste a mis dos à dos les projets du PS et de l'UMP, pointant leurs excès alors que "la vérité est qu'il faudra d'une part réduire les dépenses et d'autre part augmenter les
impôts".
"Il va falloir qu'on s'habitue à l'idée que la vie politique ne se résume pas à l'affrontement entre la droite et la gauche. Nous sommes de plus en plus nombreux à défendre un projet différent,
une alternative crédible", a souligné François Bayrou.
"Nous avons pour cela choisi et appliqué une démarche politique, qui est de dire la vérité", a poursuivi le président du Mouvement Démocrate. "La majorité en place nous dit qu'on pourra redresser
les finances publiques sans augmenter les impôts. Ce n'est pas vrai. La majorité de gauche nous dit qu'on pourra dépenser encore davantage, recruter des milliers de fonctionnaires et d'emplois
jeunes, augmenter le budget de la culture. Cela ne se fera pas ! Manuel Valls a dénoncé avec courage les excès du projet du PS. Il faut le dire : nous devrons réduire les déficits, nous devrons
augmenter les impôts, c'est la vérité et je l'assume", a-t-il détaillé avec force.
Revenant sur les raisons de cette crise, François Bayrou a pointé "la perte de notre production, qui fait qu'en France nous importons plus que nous n'exportons, qui fait que nous nous
appauvrissons". L'Europe aussi est en crise, "car le monde entier la pensait stable et que cette confiance a disparu. Dès le début, nous aurions du plaider qu'une dette d'un pays de la zone euro
puisse être garantie par l'ensemble de la zone euro