Le député de la Dordogne, Daniel Garrigue, ex-UMP rallié aujourd'hui au candidat à la présidence François Bayrou (MoDem),
a assuré qu'il s'était fait "expulser manu militari" hier soir d'un meeting UMP à Monbazillac (Dordogne), confirmant une information de France Bleu Dordogne. "J'ai demandé à intervenir mais j'ai
été repoussé, refoulé de manière assez brutale par le service d'ordre" qui s'est "comporté de manière scandaleuse", a indiqué dimanche à l'AFP M. Garrigue, ex-maire de Bergerac, député et
conseiller général de Bergerac sans étiquette, membre de l'UMP jusqu'en 2008.
M. Garrigue, qui indique s'être présenté samedi à la réunion publique organisée dans le cadre de l'élection présidentielle avec trois couples d'amis, s'est offusqué que son épouse ait été
"bloquée contre une vitre par le service d'ordre".
Un membre de l'UMP présent lors de la réunion, a souligné pour sa part auprès de l'AFP qu'"aucun débat n'était prévu avec la salle" et qu'il n'y eu "ni expulsion, ni violence". "La réunion était
finie et M. Garrigue est ressorti librement", a-t-on indiqué. Jérôme Peyrat, le patron de l'UMP en Dordogne, a aussi réfuté auprès de France Bleu que M. Garrigue ait été "évacué manu
militari".
"Je n'ai pas vu ça. Daniel Garrigue est un habitué de la provocation", a-t-il dit. M. Garrigue a expliqué qu'il voulait "simplement apporter la contradiction au cours des débats" et "interroger
Alain Juppé (maire de Bordeaux et ministre des Affaires étrangères, invité principal la ruénion) sur son engagement
François Bayrou a mis en scène dimanche au Zénith de Paris les six premiers mois de sa présidence pour crédibiliser sa candidature et réaffirmer sa détermination à gagner
Devant plusieurs milliers de personnes enthousiastes scandant "Bayrou président" ou "on va gagner", le leader du MoDem s'est présenté comme le candidat de "l'espoir" face à ses concurrents de l'UMP et du PS.
"C'est eux qui nous ont conduits là où nous sommes, ils ont endormi le peuple français en refusant de regarder en face la réalité de notre situation, ils nous ont conduits sur le chemin du déclin toujours plus rapide, faute de prévoir avant de gouverner, faute de définir d'un trait sûr la route à suivre", a-t-il lancé.
"La réussite du changement est impossible avec Nicolas Sarkozy" dont le quinquennat a été marqué "par l'injustice et l'esprit de clan". Elle n'est pas non plus possible avec François Hollande et le "programme abracadabrant" de son parti et "la surenchère déboussolée de ses partenaires", a-t-il expliqué.
"C'est le choix de la lucidité, du combat, du courage que je propose à notre pays", a-t-il expliqué avant de mettre en scène les six premiers mois de son futur mandat.
"Elu président de la République le 6 mai, j'organiserai le 10 juin, jour du premier tour de l'élection législative et en même temps que celle-ci, un référendum de moralisation de la vie publique en France", a dit le leader centriste.
"Avant le 14 juillet, le gouvernement préparera une loi de finances rectificative qui portera en particulier sur des économies dans le fonctionnement de l'Etat, la création d'un point de TVA et l'abaissement des niches fiscales", a-t-il ajouté.
Dans un même temps, il créera "la possibilité d'un emploi sans charges pour toutes les entreprises de moins de 50 salariés" et mettra en place "un commissariat aux stratégies de production", a-t-il poursuivi en précisant que le Parlement siègerait pour cela exceptionnellement pendant tout l'été.
Pendant cette session, "le Parlement préparera une loi-cadre sur "le Produire en France" et se prononcera sur un texte portant sur diverses mesures d'urgence" en matière de logement et de santé, a précisé le leader centriste.
"Pendant l'été, je lancerai un "Grenelle de l'Education" et "à l'automne, un grand projet de loi social sera débattu au ¨Parlement qui permettra notamment la participation des salariés aux conseils d'administration, limitera le recours aux CDD avec la création d'un contrat de travail unique".
François Bayrou proposera en outre aux partenaires sociaux "des propositions" pour augmenter le pouvoir d'achat des salariés" et une loi sur l'indépendance des médias.
Dans le domaine associatif, il proposera "un cadre juridique à l'emploi bénévole" et fera voter, avant fin 2012, "une loi sur l'égalité hommes-femmes qui traitera de la parité en politique, de l'égalité salariale et des violences conjugales".
François Bayrou est également revenu sur le drame de Toulouse et Montauban, qui lui avait valu des critiques à droite sur sa mise en cause de "ceux qui font flamber les passions".
"La République a des questions à se poser", a renchéri le leader centriste en s'étonnant qu'un "assassin désaxé, repéré par tous les services, identifié et sur la liste noire des services de renseignement américains, puisse se constituer un arsenal d'armes de guerre, s'entraîner, commettre ces meurtres (...) sans que nul ne soit en alerte"
Il a également annoncé que s'il était élu il ferait de "la lutte contre le trafic d'armes une priorité" nationale.
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François Bayrou invité des 4 vérités sur France 2 le 23/03/12 à 07h40 |
Robert Rochefort invité de Radio Classique et de Public Sénat le 23/03/12 à 08h15 |
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François Bayrou invité de BFM-TV 2012 le 24/03/12 à 19h10 |
François Bayrou invité du 20'12, émission de l'Express et de Slate le 26/03/12 |
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François Bayrou invité de la chaîne YouTube Elections 2012 le 27/03/12 |
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François Bayrou en déplacement à Beauvais sur le thème de la Justice. le 22/03/12 |
François Bayrou en déplacement dans la Sarthe et la Mayenne le 23/03/12 à 11h00 |
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François Bayrou à la Réunion le 08/04/12 |
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Le Monde, édito du 21 mars 2012
Une ” tragédie nationale “. Le président de la République a eu les mots justes pour qualifier la tuerie survenue, lundi 19 mars, dans une école juive de Toulouse. Trois enfants et un enseignant, rabbin, exécutés de sang-froid, par un homme seul, jusque dans l’entrée de l’établissement. Avec la même arme qui, déjà, à Montauban le 11 mars et à Toulouse le 15 mars, avait servi à tuer, méthodiquement, trois militaires français.
Une tragédie nationale dont l’onde de choc a pétrifié, dans l’instant, une ville, une région, le pays tout entier. Avant de répercuter son écho dans le monde, de Jérusalem à Washington. Une tragédie nationale qui plonge chacun dans l’effroi et la consternation, dans l’incompréhension devant l’absurde, dans la révolte contre l’injustifiable.
Les candidats à l’élection présidentielle ont eu la réaction qui s’imposait. Ils ont suspendu leur campagne, leurs polémiques, leurs empoignades, leurs petites phrases, annulé leurs émissions, reporté leurs réunions publiques, participé, à Toulouse, à Paris ou ailleurs, à des moments de recueillement. L’heure est, évidemment, à la douleur partagée, oecuménique autant que républicaine. Le temps du deuil. Celui des quatre tués de Toulouse comme celui des trois militaires, à qui les honneurs seront rendus, mercredi, en présence du chef de l’Etat.
Tant il est évident que l’unité nationale est la seule réponse possible face à un drame de cette nature. Un drame d’autant plus symbolique qu’il atteint trois composantes de l’identité républicaine : l’école, son creuset, l’armée, qui le fut longtemps, et la protection due à tout citoyen, sans distinction d’origine ou de religion.
Chacun l’a compris, pesant ses mots pour échapper à tout soupçon de vouloir récupérer la compassion à son avantage. Ou à afficher trop ostensiblement sa solidarité avec la communauté juive, odieusement frappée, une nouvelle fois. Saluons cette dignité. Souhaitons qu’elle ne s’efface pas trop vite.
Mais ce temps de silence, comme la minute du même nom qui a été observée, mardi, dans toutes les écoles du pays, ne peut être que le prélude à une ” réflexion nationale “. La formule est de François Bayrou, à Grenoble, où il a maintenu le meeting prévu lundi soir. Cela a pu choquer. A tort. Car le candidat centriste a posé, gravement, des questions fortes. Quels que soient les motivations du meurtrier de Toulouse, les ressorts de sa folie barbare, “ce type de folie s’enracine dans l’état d’une société “, d’une société française, en l’occurrence, où “ le degré de violence et de stigmatisation est en train de grandir “, a déclaré M. Bayrou. Et d’ajouter : ” Les hommes publics ont le devoir de veiller à ce que les tensions, les passions, les haines ne soient pas à chaque instant entretenues. Le fait de montrer du doigt les uns et les autres, c’est faire flamber les passions, et on le fait parce que dans ce feu-là il y a des voix à prendre. “
La charge est violente. Elle vise une responsabilité collective.
Tant il est clair que le rejet de l’Autre - plus encore : la haine de l’Autre - est un poison mortel pour la République.
Lors de son meeting à Toulouse le 10 mars, 2012, François Bayrou a rappelé son combat permanent non seulement pour le pluralisme de la vie politique mais aussi pour le pluralisme culturel en affirmant « nous avons le devoir de faire en sorte que la culture aussi devienne pluraliste. Les langues régionales doivent être reconnues à leur juste place, celle de la richesse nationale !(…) nous devons en aucun cas la voir déchirer par les jacobins de tous poils ! »
En ponctuant son discours d’une intervention en béarnais, il est le seul candidat à porter un soutien aussi fort, et aussi sincère à une cause chère à notre territoire, à notre patrimoine et à notre avenir commun !
Visionner l’extrait du discours : http://www.dailymotion.com/video/xpeank_francois-bayrou-defend-les-langues-regionales-a-toulouse_news