TEL EST PRIS QUI CROYAIT PRENDRE….
Le maire de Périgueux aime à souligner le redressement financier auquel il aurait présidé, illustré par la resta uration d’une capacité d’ épargne significative dévolue à l’investissement productif.
Or , q ue nous apprend une récente enquête d’opinion, réalisée aux frais du contribuable, sur la popularité de la municipalité issue des dernières elections? Que seule une minorité de périgourdins juge la gestion des finances de la ville ‘plutôt satisfaisante’.
Monsieur Moyrand semble en avoir nourri une certaine frustration tant il pensait avoir donné le change…
Quelle est la réalité? La gestion financière municipale est tout à la fois opaque pour les non-initiés, trompeuse dans son affichage de rigueur, et de peu d’effet d’entraînement sur l’économie locale.
Pour rendre l’image plus flatteuse on se plaît notamment à chiffrer des économies virtuelles par rapport à des dépenses de personnel totalement imaginaires , en supposant qu’une autre municipalité serait irresposable.
Un premier exercice de programmation financière pluriannuelle des investissements, obtenue sous la pression de l’opposition , a été promptement abandonné ,car il aurait jeté une lumière crue sur l’écart grandissant entres les projets annoncés et les réalisations.
La restauration de la capacité d’épargne est d’ailleurs moins due à la maîtrise d es dépenses de fonctionnement qu’à l’augmentations des impôts. Trois exemples significatifs de laisser-aller:
Le coût élevé du très calamiteux festival Art et Eau; l’augmentation de 50 % de l’effectif du cab inet du maire; le transfert de la compétence relative à la petite enfance à la CAP sans ajustement du personnel administratif municipal correspondant.
Les périgourdins ne sont pas aussi naïfs que certains voudraient le croire…
Jean-Paul MINGASSON, Conseiller Municipal
de Perigueux
Transfert de la petite enfance - le monde à l'envers (suite)
Les Communautés de
Commune et d'Agglomération sont un moyen inventé par le législateur pour essayer de faire baisser le coût de certains service publics à la charge des collectivités. Par la
"mutualisation", les services doivent coûter moins cher. Force est de constater que ce n'est pas souvent le cas. J'espère que la Petite Enfance à la CAP ne sera pas à nouveau une
illustration d'un nouvel échec.
Malheureusement, il
semble que nous n'en prenions pas le chemin. La première décision qui aurait été prise consiste à recruter quelqu'un pour justement s'occuper de ce service. Avant de chercher si
parmi les structures déjà existantes, il n'y aurait pas la possibilité de trouver un peu de temps pour coordonner et lancer les nouveaux projets qui devraient être dans les cartons. L'essentiel
de l'activité étant sur Périgueux, il aurait sans doute été possible pour commencer de déléguer à la ville centre, une partie de la gestion de la transition. Ca me rappelle un peu
l'histoire des ordures ménagères ... et si finalement, en mutualisant on avait augmenté ...!
oist Guillet, conseiller municipal à Trélissac
L'éducation est en train de devenir un des grands sujets de la prochaine élection présidentielle
.
François Bayrou en avait fait une des deux priorités de son "Etat d'urgence".
Sur ce sujet, les clivages sont assez clairement marqués.
Du coté du gouvernement actuel, la politique en vigueur ces dernières années ne renouvelle qu'un poste sur deux. Ainsi cette année, il n'y a eu dans le secondaire que 8 500 postes créés pour 17 000 départs en retraite.
Pour les candidats à la primaire socialiste, nous assistons à un festival de surenchères. Pour certains, il faut en plus des départs en retraite, ajouter 12 000 postes en plus chaque année pendant 5 ans.
Pour le Mouvement Démocrate, l'objectif est de maintenir les moyens avec un nombre de professeurs stable. Il est déraisonnable compte tenu des moyens budgétaires de l'Etat de promettre des dépenses que nous ne pourrons pas assumer. L'éducation fait cependant partie des budgets prioritaires qui doivent être protégés des économies.
Pour nous qui sommes en Dordogne, il faut défendre les écoles des zones rurales. C'est un peu le même combat que dans les zones urbaines sensibles. C'est à la fois un engagement de justice sociale et un élément important de la politique d'aménagement du territoire. L'école est l'un des derniers service public souvent présent en zone rurale.
Jean-Luc Bennahmias, vice-président du Mouvement Démocrate et ancien dirigeant des Verts, était interrogé par le journal Le Parisien, dimanche 26 juin.
Il y a porté un regard très sévère sur les ambitions et le bilan de Jean-Louis Borloo.
Le Parisien : Jean-Louis Borloo réunit ce dimanche les formations centristes à Epinay-sur-Seine. Le MoDem n'y sera pas. Pourquoi?
Jean-Luc Bennahmias : Parce qu'il s'agit surtout d'une belle réunion de la majorité présidentielle et de l'UMP.
Le Parisien : Mais Jean-Louis Borloo a quitté l'UMP?
Jean-Luc Bennahmias : Le plus grand nombre de ses députés y est resté.
Le Parisien : L'ancien Vert que vous êtes le voit-il comme un écologiste?
Jean-Luc Bennahmias : En théorie et en image, il l'est. Mais en réalité, Borloo n'est pas écolo. Regardez ce qu'il est advenu du Grenelle de l'environnement, ou son bilan au
ministère : c'est lui qui a signé les décrets autorisant l'exploitation des gaz de schiste. On ne l'a pas entendu protester quand la taxe carbone est tombée à l'eau. Pas davantage lorsque les
députés ont largement complexifié les permis d'exploitation de l'éolien. Idem quand le tarif de production de l'énergie solaire est modifié. La liste est longue. Si le Grenelle était une
structure de discussions réussie, la suite est un échec total. Jean-Louis Borloo n'a jamais voulu risquer son portefeuille ministériel pour empêcher ce détricotage.
Le Parisien : Pensez-vous qu'il maintiendra sa candidature à la présidentielle jusqu'au bout en 2012?
Jean-Luc Bennahmias : Cela ne dépend pas que de lui. Dès qu'il s'agira de parler des investitures aux législatives, 90 pour cent de ceux qui disent le soutenir aujourd'hui
n'hésiteront pas à lui faire comprendre que leur souci principal n'est pas de le faire élire à l'Elysée. Il risque de lui arriver - toutes proportions gardées - ce qui est arrivé à Hervé Morin,
qui s'est retrouvé très seul quand il s'est agi de sa candidature.
Le Parisien : Au fond, François Bayrou est devenu le centriste « préféré » de l'Elysée. Cela ne vous gêne-t-il pas?
Jean-Luc Bennahmias : Nicolas Sarkozy sait bien que François Bayrou sera candidat, qu'il n'est pas manipulable et qu'il aura un électorat large issu du grand champ
social-démocrate, écologiste et humaniste. Un espace vide aujourd'hui.
Le Parisien : Faut-il organiser des primaires au centre?
Jean-Luc Bennahmias : Tout le monde ne joue pas dans la même cour. Il y a les indépendants et ceux qui sont dans la logique d'une alliance obligée avec l'UMP. Comment pourrait-on
faire une primaire avec ça? François Bayrou ne l'a jamais envisagé et ne l'envisagera jamais. Sa candidature ne sera pas estampillée MoDem ou Centre. Elle en sera issue, mais sa vocation sera de
s'élargir. On se mettra en capacité d'accueillir tous les déçus de Borloo, des Verts, du PS. Cela n'exclut personne, ni les radicaux ni même ceux qui avaient quitté François Bayrou pour fonder le
Nouveau Centre.
En juin, François Bayrou est une fois encore désigné par les Français comme la personnalité la mieux placée pour incarner les idées et les valeurs du centre.
Dans un sondage Ifop pour France Soir, il creuse même son avance face à ses rivaux potentiels.
A la question: "parmi les personnalités suivantes, laquelle selon vous incarne le plus les idées et les valeurs du Centre?", 42 pour cent des sondés répondent François Bayrou, en hausse de cinq
points par rapport à une précédente vague effectuée mi-mai.
Viennent ensuite Jean-Louis Borloo (32 pour cent, en chute de 5pts), Dominique de Villepin (16 pour cent, en baisse de 3pts), et Hervé Morin (10 pour cent).
Pour le Mouvement Démocrate, ce résultat confirme une fois encore que François Bayrou est aux yeux des Français le leader légitime du Centre, seul capable d'incarner une alternative crédible au
PS et à l'UMP. Une image qu'il doit notamment à sa constance : le chemin qu'il a parcouru depuis la présidentielle de 2007, fondé sur une indépendance réelle vis-à-vis des deux blocs
traditionnels, témoigne de sa force de conviction et de son attachement sincère aux valeurs qu'il défend.
Sondage réalisé du 15 au 17 juin, par téléphone auprès d'un échantillon de 1.009 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas). Marge
d'erreur: 3 pour cent.
François Bayrou était l'invité du Grand Jury, dimanche 22 mai. Il répondait aux questions de Jean-Michel Aphatie (RTL), Etienne Mougeotte (Le Figaro) et Frédéric Delpech (LCI).
Les journalistes l'ont notamment interrogé sur les faits actuellement reprochés à Dominique Strauss Kahn, le devenir du Fonds Monétaire International, la situation politique française et la
polémique relative à la suppression des panneaux qui indiquent les radars routiers.

François Bayrou a ainsi déclaré à propos des "insinuations épouvantables" à l'égard de la jeune Guinéenne, victime présumée de Dominique Strauss-Kahn, "c'est dégueulasse". "Si les faits sont
avérés", alors "cette jeune femme blessée, c'est elle la victime", a-t-il affirmé.
"On insinue des choses épouvantables" contre elle, "on va lancer des enquêtes de centaines de milliers de dollars pour la déconsidérer (...) On va lancer contre elle des hordes de détectives",
a-t-il dénoncé. "Cette jeune femme née en Guinée, peule, qui n'a pas été à l'école et sait tout juste écrire son nom, qui travaillait bien, sérieusement, élevait toute seule sa fille, on est en
train de déchaîner contre elle les foudres des plus puissants de la planète", a-t-il poursuivi.
Selon lui, "s'il y a le respect de la présomption d'innocence, il y a également le respect de la présomption de sincérité", il faut "respecter l'équilibre" mais "cette jeune femme est du mauvais
côté de la barrière: femme, noire, veuve, immigrée, musulmane".
Le président du MoDem a regretté que "la parole des femmes agressées (soit) toujours soupçonnée. C'est toujours leur faute. C'est dégueulasse". Selon lui, "ça révèle des choses profondes dans la
société chez les puissants".
Interrogée sur la diffusion des images de Dominique Strauss-Kahn menotté, François Bayrou a répondu: "les médias français ne pouvaient pas faire autrement que de montrer ces images sinon, les
gens auraient dit le monde entier les voit et nous pas ".
François Bayrou a également affirmé qu'il y aura "un avant et un après" l'affaire DSK. Pour l'élection présidentielle de 2012, "ça va changer profondément la donne". Mais "je ne confonds pas le
parti socialiste en tant que mouvement politique et une affaire privée. Ce n'est pas le PS qui est en cause", a-t-il dit. Selon lui, "Dominique Strauss-Kahn était une sorte de candidat de la
gauche idéal pour la droite (...) Les cartes sont rebattues mais on ne peut pas savoir pour qui".
"Il y aura un candidat de droite, un de gauche, un du centre", excluant que ce dernier puisse être Jean-Louis Borloo, ministre des années dans des gouvernement de droite, a-t-il argué. Va-t-il
lui même annoncer sa candidature en janvier 2012 ? lui a-t-on demandé. "Si vous regardez le passé, vous verrez que je n'ai pas souvent attendu jusqu'au mois de janvier", a ajouté François
Bayrou.
"JE NE SOUTIENDRAI PAS LA CANDIDATURE DE CHRISTINE LAGARDE A LA DIRECTION DU FMI"
François Bayrou, président du MoDem, a par ailleurs pris position contre une nomination de la ministre de l'Economie Christine Lagarde à la direction générale du Fonds monétaire international,
pour remplacer Dominique Strauss-Kahn.
"J'ai vu que les dirigeants socialistes, Martine Aubry et même François Hollande soutenaient Christine Lagarde (...) Moi, je ne le ferai pas", a affirmé François Bayrou, invité du Grand jury de
LCI-RTL-Le Figaro. "Peut-être qu'ils ne savent plus exactement où ils habitent", avec l'affaire DSK, accusé d'acte sexuel criminel, a-t-il ajouté. Selon lui, "cette adhésion venant de
l'opposition est suspecte et bizarre".
"Le choix qui est annoncé (de Mme Lagarde) se heurte, pour moi, à deux questions principales: en principe, on est nombreux à ne pas approuver la politique économique qui a été suivie par la
France" et "la deuxième chose, c'est que Mme Lagarde a été l'acteur principal de l'affaire Tapie", a-t-il dit.
"C'est elle qui a tenu les commandes dans cette période critique, c'est elle qui est venue devant les représentants du peuple français mentir sur les choix qui avaient été faits", a-t-il
affirmé.
Alors même qu'elle n'est pas encore officiellement déclarée, les soutiens à une candidature de Christine Lagarde au FMI affluent tandis que Bercy se dit persuadé qu'aucune faute pénale ne peut
être reprochée à la ministre de l'Economie dans l'affaire Tapie.
Mme Lagarde avait approuvé en 2007 le recours à un tribunal arbitral pour régler le différend qui opposait Bernard Tapie aux liquidateurs du Crédit Lyonnais, ex banque publique. Cette affaire
s'était soldée par le versement de 385 millions d'euros à l'homme d'affaires et ancien ministre, payés in fine par les contribuables français.