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Réunion Publique

   
-Dimanche 19 Février 18h à BERGERAC rue de la Mirpe Maison des syndicats
-Jeudi 23 Février 18h à TERRASSON espace jean Rouby Salle des fêtes
-Vendredi 02 Mars 18h à PERIGUEUX maison de quartier Saint Georges 1bis rue Haute Saint Georges

http://www.bayrou.fr/

François Bayrou, président du Mouvement Démocrate, a répondu aux questions de Public Sénat, jeudi 10 mars.

Il estime "qu'il y a un climat de décomposition" et que Nicolas Sarkozy commet "une grave erreur politique" en faisant la course avec le FN. Découvrez cet entretien.

Public Sénat François Bayrou est-ce que vous considérez que le climat politique est malsain ?

François Bayrou On est dans une décomposition générale de la vie politique que les gens rejettent avec des problèmes qui ne sont pas traités. Surtout ce qui est frappant, c’est le climat de décomposition, l’idée que beaucoup de Français ont cru à ce qu’il leur avait été dit pendant la campagne de 2007, s’aperçoivent que rien ne s’était réalisé. Alors de scandales en scandales, d’affaires en affaires, d’affrontement de personnes en affrontement de personnes, tous les jours c’est pire. Où cela va s’arrêter ? Et ce qui est terriblement frappant pour moi qui correspond à ce que j’avais analysé depuis le début, j’ai écrit un livre qui s’appelle « l’Abus de pouvoir », c’est l’effondrement des deux forces politiques qui ont fait la vie politique française depuis 25 ans. UMP et PS tombent en même temps. Je vais vous donner deux chiffres, les sondages un an avant la présidentielle de 2007, c’était Ségolène Royal 35, Nicolas Sarkozy 35. Actuellement c’est 20/20.
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Public Sénat Ce qui veut dire ?

François Bayrou Ce qui veut dire qu’à l’époque il y avait deux français sur trois qui étaient pour les deux forces, ils sont maintenant un sur trois.

Public Sénat Et vers qui vont-ils aujourd’hui ?

François Bayrou Il y a l’épisode de la tentation de l’extrême droite mais il faut la regarder en face. Les deux thèmes choisis par l’extrême droite, ce sont deux thèmes mortels pour la France. Le 1er c’est dresser les gens les uns contre les autres, qui tu es, d’où tu viens, quelle est ta couleur de peau… et user de la laïcité, qui est un instrument de tolérance pour en faire un instrument anti-islamique. D’abord désigner les musulmans comme cible, ce que fait le gouvernement depuis un certain temps, l’extrême droite relaie avec plus de fruits. C’est un poison mortel pour le pays. Un pays comme le notre, sa seule chance c’est de se rassembler.

Et le 2ème thème, on va sortir de l’euro pour résoudre les problèmes de la France, c’est la misère pour tous le monde et particulièrement les pauvres. Pourquoi ? Parce que le pays se trouve devant un Himalaya de dette, libellée en monnaie forte, si vous devez le payer en monnaie française faible alors c’est un drame pour des générations. Donc il faut regarder ces deux thèmes et dire c’est mortel et être en situation de combattre et de proposer autre chose.

Public Sénat Tout à l’heure vous disiez, que la majorité faisait la course avec le FN…Face à la montée de l’extrême droite, est-ce que la majorité est en échec ? Est-ce que c’est de la faute de l’UMP ce que l’on voit dans les sondages ?

François Bayrou L’UMP et Nicolas Sarkozy, son entourage ont choisi ce qui est pour moi l’erreur politique par excellence, ils ont choisi de faire campagne sur les thèmes de leurs concurrents de l’extrême droite. Or, quand vous faites campagne sur les thèmes de vos concurrents, vous leur apportez des voix. Et comme les problèmes ne sont pas réglés évidemment ça flambe. Alors pourquoi, ils ont choisi de faire cela ? Ils ont fait cela car il voit une droitisation continuelle de la société française. Je ne dis qu’elle n’existe pas mais le rôle des responsables politiques, ce n’est pas de suivre les dérives, c’est si possible avoir assez d’élan pour corriger les dérives.

C’est une erreur grave au niveau du pays, c’est une faute du point de vue du politique. Si vous venez faire campagne sur mes thèmes, il faut changer la pratique du pouvoir, il faut mettre l’accent sur l’Education…dire la vérité aux gens, si vous faites campagne sur ces thèmes, évidemment ça m’aide et bien ce qui se passe pour l’extrême droite c’est la même chose. Ils ont choisi de faire campagne sur les thèmes directs de l’extrême droite. Evidemment, cela donne les fruits les plus pernicieux.

Public Sénat La gauche perd énormément de terrain, ça sert qui ?

François Bayrou Pour l’instant cela sert dans les sondages. Les mêmes qui ont fait ces sondages, la vieille de l’élection de 2007 mettaient Le Pen devant moi, et j’ai fait le double de Le Pen. Je dis vous voyez bien prudence dans cette affaire là. Moi je suis pour la transparence dans les sondages. Qui payent ? Comment les questions sont posées, j’ai appris, qu’ils payent les gens qui répondent ! Tout ça pour moi, c’et vraiment une déviation.

Il y a une énorme demande des Français, pour tourner la page sur les 20 ans qu’on vient de vivre, le temps de l’UMP au pouvoir, le temps du PS au pouvoir, deux partis se comportant comme des partis uniques. Il faut qu’il y ait un élan de gens qui soient des reconstructeurs mais au lieu que ce soit des extrémistes et qu’on aille dans le mur, il faut des républicains qui aient la force de changer les règles pour que la politique se comporte autrement, et qui s’occupent des deux sujets les plus importants, comment on produit en France, comment on éduque en France. Car si on ne produit pas, comment on intègre les gens qui ne trouvent pas d’emploi. Tous les maux de notre société se retrouvent dans notre incapacité à être des producteurs, des concepteurs, des imaginatifs parce que la théorie politique c’est bien mais la vie politique de tous les jours c’est mieux.

Quand même on vient d’augmenter le gaz de 21 pour cent en un an, les prix sur le marché mondial a été divisé par trois ! Et personne ne dit rien.

Public Sénat Personne ne dit rien. Vous appelez à une révolution des Français ?

François Bayrou Non, ce n’est pas des révolutions, on sait comment cela se termine en France, moi j’appelle simplement à rebâtir à partir des fondations. La France est un pays qui a vraiment des chances. La natalité, c’est une chance, on va être un des pays les plus jeunes. C’est un pays incroyablement équipé. C’est un pays fertile qui a une agriculture. Il y a partout des collèges, lycées, des universités. Pourquoi on ne peut pas jouer ces atouts ? Parce que la politique a deux échecs lourds, le 1er : la pratique du pouvoir qui fait que tout est entre les mains d’un clan, cette pratique du pouvoir les idées, d’être entendu et cela génère des injustices. Ce qui s’est passé avec le bouclier fiscal, qui va heureusement être supprimé, je vous rappelle que moi j’ai voté contre et en 2007 et en 2004 par le gouvernement Villepin parce que je croyais que c’était une incroyable erreur. Pourquoi ? Parce que c’est un seul camp sans avoir besoin d’échanger et de partager ses idées avec d’autres. Donc le pluralisme est une garantie que les bonnes idées triomphent. Et si on veut le pluralisme, il faut changer les institutions.

Deuxièmement, il faut qu’on sorte des promesses purement verbales et si possible dire aux gens humblement la vérité. Dites leurs les choses comme elles sont. Comme je l’ai fait en 2007 sur la dette, et qu’il faut dire aujourd’hui pour l’immigration. Ceux qui vous racontent qu’on peut remettre les immigrés dans les bateaux et les ramener chez eux, 1- ce sont des semeurs de haine et 2- ce sont des menteurs car personne ne le fera naturellement.

François Bayrou, vous dites la vérité, vous avez peur de ce que les gens appellent un 21 avril à l’envers ?

François Bayrou Je n’ai peur d’aucune circonstance, ou aucun évènement électoral.

Public Sénat Mais vous pensez que cela peut arriver ?

François Bayrou Non, dans la vie il faut se battre quand on pense que les choses essentielles sont en jeu. Il y a des moments où il y a des mouvements populistes folklo. Je refuse de considérer que notre pays est ce qu’il était dans les années 30. Je refuse de penser cela. C’est une idée que nous devons faire reculer, nous ne devons pas être rusés. Il faut le prendre comme des guerriers, droit devant.

Public Sénat Qu’est ce que cal veut dire ? Un front républicain par exemple ?

François Bayrou Non, le front républicain ce sont des manœuvres désespérées quand il n’y a plus que ça, on fait un front républicain. Je vous rappelle que Jacques Chirac aurait du en tenir compte en 2002, c’est par ça qu’il a été élu, il s’est assis dessus le lendemain. Il a négligé le lendemain, ce qui l’avait élire. Il avait un devoir qu’il n’a pas rempli. Et je me suis opposé à lui. Nous avons eu un accrochage assez vif sur ce sujet. Mais nous n’en sommes pas au Front Républicain. On en est à poser la grande question aux Français. Vous voulez tourner la page ? Vous avez raison de le faire, vous avez deux chemins pour le faire. Vous avez l’extrémisme, il vous conduira au drame. Vous vous rongerez les ongles jusqu’au sang, si vous donniez crédit à ces idées mortelles. Car ce n’est pas l’identité nationale, ce n’est plus ça.

Ou deuxièmement, la solution pour tourner la page, ce sont des démocrates, des républicains, des gens équilibrés, des gens qui ont analysé la situation depuis des années et qui ont résisté à toutes menaces, à toutes les sirènes.

Public Sénat C’est vous, François Bayrou l’alternance avec d’autres démocrates républicains?

François Bayrou En tous cas moi j’ai dit que je pensais ces rassemblements nécessaires. L’élection présidentielle, c’est une centrifugeuse, tout ce qui ne pèse pas un poids est éliminé, il faut que les gens se prononcent. Est-ce qu’ils veulent que cela change ou que cela reste comme cela? Et s’ils veulent que cela change, quelles sont les solutions à prendre ? Il me semble que ça c’est un raisonnement qui s’impose.

Public Sénat Depuis le début de cet entretien, vous n’avez pas employé le mot centre ? C’est stratégique ?

François Bayrou Non, d’abord le centre je l’ai incarné suffisamment dans la vie politique française, pour ne pas répéter son nom constamment. Il y a un problème de définition du centre, j’ai toujours refusé que le centre ce soit entre deux chaises, j’ai toujours plaidé pour que le centre il se regarde comme étant une alternative à la droite qui dérive et à la gauche qui se trompe. J’ai toujours plaidé pour ça. Et je me suis toujours opposé à des gens qui disent je suis au centre donc nous allons à droite, car le centre ne peut être qu’être qu’allié qu’avec l’UMP.

Ici dans cette maison, au Modem où nous avons construit les moyens de notre liberté. Les autres c’est l’UMP qui leur signe les chèques, alors c’est une liberté limitée quand vous devez aller à la fin du mois aller voir vos puissants, la puissante tutelle en disant s’il te plaît monsieur est-ce que tu peux me signer un chèque ? Bon ça amenuise beaucoup la liberté. Cette entreprise que nous allons conduire, moi je la conduis portes ouvertes. Tous ceux qui sont de bonne foi, auront leur place dans cette immense tâche de reconstruction. Je ne suis pas un sectaire. Oh j’ai des souvenirs, je n’efface pas tous les souvenirs…mais je pense que maintenant la preuve est faite que c’était dans ce courage là qui était la seule voie possible et que les autres menaient à la disparition. Je considère que l’on a droit de se tromper, donc la porte de cette maison est toujours ouverte à condition qu’il n’y ait aucune manœuvre, à condition qu’il n’y ait aucune tentative de dilapider le capital de liberté et de force de proposition, à condition que l’on veuille reconstruire la France et que l’on ne veuille pas s’arranger pour piquer des voix pour que cela dure comme maintenant.

Public Sénat Pas de 1er tour pour aller vers un 2ème tour, pour se vendre pour un plat de lentilles, c’est ça que vous voulez dire ?

François Bayrou Je vois toutes les manœuvres, je sais lire entre les lignes. Ici c’est une démarche fondamentalement de reconstruction. Ici nous avons fait la preuve que ce que nous voulons c’est changer les choses en profondeur. La plupart des problèmes du pays sont assez facilement solubles et de nature à donner de l’espoir, qu’ils puissent se regarder dans la rue sans maugréer, qu’ils puissent travailler ensemble, qu’ils puissent penser que l’avenir de leurs enfants soit positif et y croire être surs qu’ils vont recevoir la meilleure éducation du monde, y a du boulot. Pour moi c’est possible, ça me semble facile. Il n’y a qu’un problème ce sont les finances publiques, la dette, le déficit, ça c’est un problème qui n’est pas facile à régler.

Public Sénat Et vous êtes prêts à travailler avec tout le monde jusqu’à Jean-Louis Borloo, en passant par Dominique de Villepin par exemple ?

François Bayrou Il faut que chacun fasse ses choix, mais pour moi vous savez ce que j’ai de plus profondément au centre, moi qui porte les couleurs du centre, qui ai cette responsabilité en France depuis plus de 10 ans, qu’il les ait porté 2 fois à l’élection présidentielle, en 2002 comme candidat honorable et en 2007 comme candidat majeur. Ce que j’ai de centre, c’est que je ne me vois pas d’ennemis dans la vie politique chez les républicains, c'est-à-dire que oui il y a des femmes et des hommes au parti socialiste avec lesquels je n’aurai aucun problème de travailler, idem à l’UMP.

Je vais prendre un exemple très bête, Juppé et Rocard viennent de signer un ouvrage ensemble autour duquel ils multiplient les compliments l’un envers l’autre, quelle est la force politique en France qui leur dit, au lieu de signer des livres, un jour vous envisagez de travailler ensemble ? Il y en a qu’un qui le dit depuis des années pas pour faire du débauchage, je ne vis pas la vie politique dans les courants républicains, comme des ennemis. Je pense que ces sensibilités différentes sont utiles au pays. Je pense que nous avons chacun à l’intérieur de nous de ces 3 courants. Le courant qui cherche à conserver ce qui mérite de l’être, de l’ordre, le courant qui cherche à faire bouger les choses et le courant qui cherche l’équilibre et la justice. Tous les Français ont un peu des 3. Je pense que ces sensibilités sont utiles au pays. Entre Strauss Khan et Fillon par exemple, y a des nuances mais, et même Martine Aubry, moi je pense que l’essentiel est dans cette reconstruction que j’évoque devant vous. On a besoin de gens qui propose l’espoir et pas de la dinguerie. L’extrémisme c’est de la dinguerie et c’est mortel. Il faut que les républicains considèrent qu’il n’y a aucune fatalité dans cette affaire et qu’ils vont s’en occuper. Les démocrates, il faut qu’ils considèrent que le peuple a suffisamment de force pour combattre ce qui va le détruire.

Public Sénat Publicsenat.fr fête ses 1 an aujourd’hui… Est-ce que Internet ça vous fait peur ?

François Bayrou Non, depuis les années 2000 et depuis les années 90, je suis pratiquant d’informatique, je l’ai toujours été. Ca doit être mon vingtième ordinateur. Cela ne me fait pas peur. J’étais invité chez Drucker, j’ai invité les promoteurs de Wikipedia. Je considère que c’est une œuvre de civilisation incroyable. Vous mettez à disposition de tout le monde l’accumulation de toute la science gratuitement au lieu d’être vénal, c’est du don gratuit de science. C’est une révolution de civilisation, pour moi, c’est une étape de l’humanité. Ne vous méprenez pas dans internet, il y a le plus dégueulasse du monde : les délateurs, ceux qui autrefois envoyaient des lettres anonymes étaient envoyées à la Kommandantur, les organisations de pression d’opinion qui envoient des injures sur les sites ce n’est pas beau mais c’est comme l’âme humaine, vous vous souvenez d’Esope, montre moi ce qui la plus belle chose et il montre une langue de bœuf, montre-moi le pire, il montre une langue. L’humanité c’est cela il y a le plus généreux et le plus haut et le plus dégueulasse. La responsabilité du politique c’est de tirer vers le haut.

Public Sénat Et Twitter, Facebook, vous utilisez les réseaux sociaux ?

François Bayrou J’ai un compte Twitter mais je ne l’alimente pas. Ce qui me gêne c’est d’écrire en 140 signes. J’aime beaucoup les Haïkus (courts poèmes japonais Ndlr) quelque fois vous avez envie de mettre plus d’une phrase, j’ai beaucoup de followers, peut-être qu’il y a là quelque chose de bien. L’autre jour, j’étais invité d’une émission sur France 2, mon nom était le plus cité sur Twitter en France, j’ai trouvé que c’était intéressant. Pour l’instant faire soi même le compte-rendu, c’est un mode d’expression un peu court.

Par Modem Dordogne
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f-bayrou-urFrançois Bayrou était l'invité d'Arlette Chabot dans l'émission Europe 1 soir, lundi 7 mars.

Il a notamment estimé qu'il y avait "des intentions médiatiques dans le sondage qui place Marine le Pen en tête du premier tour". "Peut-être qu'il y a une montée du FN car tout a été organisé pour cela", a-t-il poursuivi.

Selon lui, "le pouvoir a attisé les peurs et fait flamber des sentiments qui servent l'extrémisme".

Qualifiant le débat sur l'Islam voulu par Nicolas Sarkozy de "poison pour la société française", le président du Mouvement Démocrate a également jugé que celles et ceux qui aujourd'hui "visaient l'Islam" conduisait la France à une situation tragique.

"La réalité du pays, c'est qu'un grand nombre de Français a envie de sortir de la tenaille entre l'UMP et le PS", a-t-il analysé. Avant d'ajouter: "je propose une autre vision, avec tout ceux qui se reconnaissent dans ce chemin. Un autre chemin, crédible, car celui de l'extrémisme est une impasse".

Par Modem Dordogne
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  • *28/02 St Front d'Alemps 20h30
    * 01/03 Eyvirat 20h30
    * 02/03 Brantome (salle du conseil ) 20h30
    * 07/03 St Julien de Bourdeilles 18h30
    * 08/03 Valeuil 20h30
    * 10/03 Agonac 20h30
    * 14/03 Lisle 20h30
    * 15/03 Bussac 20h30
    * 16/03 Bourdeilles 20h30
  • *17/03 Puy de Fourches ( diner débat) 20h00 ,vous pouvez réserver au 05.53.02.20.44
    * 18/03 Biras 20h30

Réunion ayant lieu dans les salles communales

Par Modem Dordogne
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Jeudi 3 mars
Ce 2ème débat était consacré au tourisme, l'activité économique numéro 1 dans le département.
Les invités aux micros de France Bleu Périgord étaient:

Jean-Fred Drouin, conseiller général sortant de Sarlat pour le PS
Philippe Cornet, porte-parole de l'UMP en Dordogne
Benoît Guillet, représentant du Modem


Ecouter le débat en real audio

http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-bleu/?nr=eb701b2f220b344302c817c7c79c5f10

 

Par Modem Dordogne
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François Bayrou

François Bayrou a réagi vivement mardi 22 février à la répression sanglante contre les manifestants en Libye.

"C'est un massacre qui vient d'être perpétré. Un massacre planifié, pensé comme une réponse aux manifestants qui ne réclament rien d'autre que la liberté et la fin de la corruption", a-t-il estimé.

"Après tant d'années de complaisance et de jeux dangereux, le temps est venu pour la France d'être enfin intransigeante dans la défense de ceux qui essayent de faire bouger les choses dans leur pays", a-t-il ajouté, depuis New Dehli où il est actuellement en voyage d'étude.

Pour le président du Mouvement Démocrate, "la France doit être à la tête de l'Union européenne pour garantir la sécurité de nos concitoyens, la solidarité de nos peuples envers les défenseurs de liberté et assurer notre soutien au nouvel ordre démocratique qui devra se mettre en place".

"Nous devons user de tout notre poids auprès des dictateurs pour qu'ils sachent qu'aucune indulgence ne pourra leur être accordée après les horreurs dont ils se rendent coupables", a-t-il conclu.

Par Modem Dordogne
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François Bayrou

Dans une interview au journal Le Parisien, publiée dimanche 20 février, François Bayrou, président du Mouvement Démocrate et député des Pyrénées-Atlantiques, déplore les errements de la diplomatie française et stigmatise « l'affaiblissement de la fonction présidentielle ».

Il redoute aussi les conséquences du débat sur l'Islam que veut lancer la majorité. Découvrez ses propos en intégralité.

Le Parisien: Le printemps arabe peut-il accoucher de démocraties?

François Bayrou: Ce mouvement est vital pour les peuples qui se libèrent et vital pour nous. Je me suis toujours battu contre les gens qui prétendaient que la démocratie était le luxe des riches. Elle est le droit de tous, et d'abord le droit des pauvres. En réalité, ce n'est pas le développement qui conduit à la démocratie, c'est la démocratie qui conduit au développement ! Elle porte en elle la circulation des idées, la liberté d'invention, la lutte contre la corruption, qui sont les conditions mêmes du progrès pour les peuples.

Le Parisien: Les politiques français, gauche et droite confondues, étaient-ils pro-Ben Ali jusqu'au 14 janvier?

François Bayrou: Gauche et droite confondues, Ben-Ali bénéficiait d'une indulgence et d'une connivence générales. Beaucoup n'hésitaient pas à profiter des avantages discrets du régime, de celui-là et de quelques autres.

Le Parisien: Avez-vous été approché par les amis de Ben Ali?

François Bayrou: Je n'ai jamais été « approchable ». Je tiens trop à ma liberté.

Le Parisien: Michèle Alliot-Marie doit-elle démissionner?

François Bayrou: L'image de la France souffre terriblement. Songez que les Tunisiens ont chassé leur nouveau ministre des Affaires étrangères parce qu'il avait flatté son homologue français. Le plus grave est que, dans cette situation, les gouvernants ne se rendent pas compte des conséquences de leurs actes, se croisent dans leur bon droit et crient au complot. La cause en est que le pouvoir comme on l'exerce en France isole de la réalité et fait perdre le sens commun. C'est une question d'importance nationale que de réformer l'exercice du pouvoir.

Le Parisien: Mais les Français semblent accepter ces dérives...

François Bayrou: C'est vrai. Tous les jours ont entend, sous forme d'excuse, « ça s'est toujours fait ». Le « ça s'est toujours fait » est insupportable. De Gaulle n'a jamais été soupçonné. L'Allemagne n'a pas ces faiblesses. Son ministre de la Défense a du démissionner parce qu'il avait utilisé un avion de l'armée pour gagner son lieu de vacances. Ce ne sont pourtant pas des démocraties de saints!

Le Parisien: Dans l'affaire Florence Cassez, y a-t-il eu faute de la France?

François Bayrou: Les propos violents et humiliants tenus contre le Mexique risquent de faire deux victimes: les relations entre la France et le Mexique, pays qui était, parmi les puissances du G20, un des plus proches de nous. Et surtout Florence Cassez elle-même, qui risque de se trouver verrouillée dans son enfermement. Le mécanisme actuel, fait divers-prise de position sensationnelle, est dangereux, il faut s'en écarter. 

Le Parisien: Dans ce dossier, comme dans l'affaire Laëtitia, le président de la République apparait comme le recours de première instance pour les familles...

François Bayrou: La compassion, le soutien, c'est bien et c'est juste. Mais se servir de tels drames pour en faire toujours le même scénario de communication: un drame, une émotion, un coupable, c'est affaiblir la fonction présidentielle.

Le Parisien: Le président de la République et certains de ses amis souhaitent supprimer l'Impôt sur la fortune. Est-ce une bonne idée?

François Bayrou: Non. Soutenir devant les Français que la priorité, dans la crise que nous vivons, est d'alléger encore la charge sur les plus favorisés, alors que les finances publiques sont à la rue et que tant de Français, y compris dans les classes moyennes, ont tellement de difficultés, cela pose une question: dans quel monde vivent-ils?

Le Parisien: Le pouvoir s'apprête à lancer un débat sur l'Islam...

François Bayrou: Le pouvoir et son parti croient pouvoir trouver un bénéfice électoral et se refaire en surfant sur cette mauvaise vague...

Le Parisien: Quelle vague?

François Bayrou: La peur de l'Islam, le rejet des musulmans. Ils veulent exciter les uns contre les autres pour obtenir des voix. Ils oublient que les guerres de religion sont mortelles. Tous ceux qui poussent à la division de la France, en ciblant les musulmans, veulent plaire à une partie de l'opinion, mais ils font prendre au pays un risque immense. Dans cette flambée, nous allons perdre le plus précieux: l'unité du pays, l'union de ses forces. Il faut donc parler au pays un autre langage, sans concession, et lui dire, les yeux dans les yeux, ceci: « Nous allons vivre ensemble! Nos enfants vivront ensemble, ils s'en sortiront ensemble, et seulement ensemble.» Si on les dresse les uns contre les autres, ils souffriront tous. Et nous avons l'arme la plus efficace et la plus rodée pour régler tous les problèmes qui se posent: la loi de 1905 sur la laïcité! Tout est dans la loi, y compris l'interdiction des prières dans l'espace public. Il suffit de l'appliquer sereinement.

Le Parisien: Dominique Strauss-Kahn est de passage à Paris ce week-end, ce qui provoque une étonnante effervescence...

François Bayrou: Cette agitation est ridicule. Politiques et médias, au lieu de se laisser manipuler par les agences de communication, devraient avoir un peu de sagesse et d'humour. Quand Dominique Strauss-Kahn parlera autrement que par formules sybillines, j'imagine que ça viendra un jour, un débat s'ouvrira. En attendant, ce sont de vains bruits que certains font avec leur bouche...

Le Parisien: Les propos de Christian Jacob sur DSK, qui n'incarnerait pas «l'image de la France des terroirs», ont été très critiqués...

François Bayrou: Disons qu'ils étaient au moins ambigüs. Pour moi je ne connais ni « vrai » ni « fausse » France. Je ne pense mon pays que comme une unité.

Le Parisien: On nous annonce la naissance prochaine d'une «confédération des centres», à l'initiative d'Hervé Morin, Jean Arthuis, Jean-Louis Borloo, dont la porte vous serait ouverte?

François Bayrou: Mettez vous bien ceci dans la tête: je ne participerai à aucun faux semblant. Vous le voyez bien: sur tous les sujets que nous abordons dans cette interview, il existe une autre politique, une autre pratique, un autre choix, un changement possible et nécessaire. C'est ce changement que je sers, pas les faux nez du pouvoir en place et les manipulations.

Le Parisien: Qu'allez-vous faire en Inde cette semaine?

François Bayrou: L'Inde sera bientôt le pays le plus peuplé au monde, avec des diplômés par dizaines de millions, des chercheurs par millions, et en même temps les pauvres les plus désespérément pauvres de la planète. Et ce pays de plus d'un milliard d'habitants est une démocratie, un pays libre. Comment pourront-ils se nourrir eux-mêmes, comment lutter contre l'effroyable inégalité et la corruption, comment éviter le terrorisme? Ce n'est pas seulement une question pour eux, c'est une question pour toute l'humanité. J'ai été un jeune homme fasciné par l'aura de Gandhi: aujourd'hui, la question du monde, c'est de mettre la démocratie au service du développement.

Source: Nathalie Segaunes, Le Parisien/Aujourd'hui en France

Par Modem Dordogne
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