BREST, 23 janvier 2012 (AFP) - Le président du Modem, François Bayrou, a affirmé lundi à Brest que son "ennemi, c'est le chômage", se démarquant ainsi du candidat PS François Hollande qui avait affirmé dimanche: "mon ennemi, c'est la finance".
"Le Parti socialiste est un grand parti qui a beaucoup d'argent, beaucoup de moyens, qui peut faire des grands
meetings, mais j'ai un désaccord de fond avec François Hollande. Il a dit: +mon ennemi, c'est la finance+. Moi, je dis: +mon ennemi, c'est le chômage+", a déclaré M. Bayrou lors d'un
point-presse.
"Moi, je sais les dégâts que fait le chômage dans les familles, je sais les dégâts que fait le pouvoir d'achat qui s'effondre", a poursuivi le candidat du Modem à la présidentielle. "Je sais la menace sur le déficit et la dette que j'ai été le premier a dénoncer, et dont on voit aujourd'hui la catastrophe qui nous guette. Et ce n'est pas une finance lointaine, dont on ne sait pas qui elle est, ce sont des décisions prises en France ces 15 dernières années et qui sont de mauvaises decisions".
"Désigner un ennemi dont personne ne connait le visage et dont personne ne pourra verifier s'il y a victoire ou non contre cet ennemi, c'est pratique, confortable, mais il y a des décisions à prendre chez nous pour que le chômage recule", a-t-il dit.
"Le chômage galope. Nous sommes dans la pire des situations depuis 12 ans. Alors moi, mon ennemi, je ne veux pas qu'il soit anonyme. Je veux qu'il soit nommé, et c'est le chômage qui sera mon ennemi dans cette campagne electorale", a assuré M. Bayrou
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"Nous portons la seule réponse crédible et républicaine pour que demain ne soit plus comme hier!"
Le ramassage des ordures ménagères fait partie des premières activités qui ont
été gérées en commun au sein de la cité. Lorsque les villes ont grossi, elles ont toute mis en place des systèmes plus ou moins performant pour
limiter les nuisances. C'était à l'époque des mesures de salubrité publique. On se demande parfois si on ne revient pas en arrière à la CAP.
Depuis ces temps glorieux, le ramassage des ordures ménagères est devenu un "service public" pour lequel les citoyens savent combien il leur coûte puisque qu'une redevance y est directement liée. Au début du mandat actuel, la CAP a décidé de partir à la chasse aux coûts. C'était plutôt une bonne idée. On nous a ainsi annoncé des économies en réorganisant les tournées et diminuant leur nombre. Cela a permis de faire de la publicité à grand frais pour vanter la qualité de gestionnaire du patron ... et il devint Sénateur. De là, la terre est basse. Le "service public" se débrouille comme il peut.
Lorsque l'on dirige et organise un
"service public", il faut non seulement se soucier des "usagers" et les écouter mais aussi se soucier des "agents". En l'occurrence, les deux se plaignent du manque d'adaptation de
l'organisation aux évolutions de l'urbanisation. C'est en particulier vrai dans les zones rurales de la CAP.
Les opposants à l'entrée de certaines communes rurales de la communauté d'Isle Manoire (comme notre Maire de Trélissac) expliquaient à grands renforts de vocalises que l'agglomération était urbaine et que les problèmes de la ruralité n'étaient pas les leurs. On les comprend mieux à la lumière de ce problème bassement matériel de poubelles.
Il se trouve que les photos qui illustrent mon propos proviennent de communes de l'agglomération.
Les agents travaillent dans des conditions déplorables et les riverains subissent des nuisances de plus en plus grandes; et pourtant, le problème a déjà été signalé. Ailleurs, des améliorations ont été faites en ajoutant et/ou déplaçant des containers (comme à Chaurac sur notre commune). Pour les zones rurales à faible densité, des solutions existent pourtant qui s'intègrent bien dans l'environnement avec des bacs enterrés (ce sont des mini-déchetteries). Elles peuvent concerner une vingtaine de logements situés dans un rayon de 500m.
Si vous même constatez des situations identiques, contactez le service Déchets de la CAP au 05 53 35 86 17. Ils répondent, prennent note et ... agissent parfois! Souvent tard! Si cela n'avance pas, écrivez à Mr Jean-Marie Le Quillec ... c'est le chef qui travaille, pas celui qui dort au Sénat.
« 2012, une année décisive » estime Florimont Carton
Entretien réalisé le 5 janvier 2012.
Journaliste : Florimont Carton, en cette nouvelle année que souhaitez-vous ?
Florimont Carton : Je souhaite en premier lieu mes meilleurs vœux de bonheur et de santé aux Périgourdins. Ma première pensée va à tous ceux qui, malheureusement, ont perdu leur emploi durant l’année 2011. Selon l’INSEE, entre novembre 2010 et novembre 2011, 1279 Périgourdines et 818 Périgourdins se sont inscrits à Pôle Emploi. En un an, on observe une augmentation des demandeurs d’emploi de presque 10% chez les femmes et plus de 7% chez les hommes. Les personnes les plus touchées sont les plus de 50 ans avec une augmentation en un an de 20%. Chez les 25-49 ans, le chômage progresse de 6 %. Au total, 26 790 Périgourdins sont à la recherche d’un emploi. Je souhaite donc à toutes ces personnes, tout le courage nécessaire pour surmonter cette épreuve. Mes autres pensées vont aux jeunes pour qu’ils fassent un bon choix d’orientation, aux travailleurs et aux retraités qui, trop souvent, éprouvent des difficultés à subvenir à leurs besoins malgré de longues années de travail.
Journaliste : Cette année 2012 est une année particulière avec les élections présidentielles et législatives.
Florimont Carton : Oui effectivement. À l’approche de ces échéances, nous pouvons adopter plusieurs attitudes : une première pourrait consister à être un observateur qui regarde quelques images à la télévision et qui a parfois une oreille attentive aux informations ; une deuxième pourrait être un désintéressement total en considérant que tout est joué d’avance et que de toute façon, d’une part, nous ne « comptons » qu’une voix sur des millions et que d’autre part, in fine, le pouvoir politique est assujettit au « puissant monde financier, etc » ; enfin une autre attitude serait de considérer que nous pouvons apporter quelque chose, contribuer avec ses compétences, sa disponibilité et son enthousiasme au débat démocratique pour tenter d’agir dans l’intérêt général. C’est cette attitude que je vais adopter au cours de cette année car la situation l’exige.
Journaliste : Justement, vous présentiez précédemment les progressions du chômage mais d’autres difficultés sont présentes en Dordogne…
Florimont Carton : Le manque d’emploi en Dordogne oblige les jeunes à partir dans d’autres départements. En amont, les possibilités de faire des études en Dordogne se sont développées au cours des dernières années, notamment à Périgueux avec la création d’un véritable campus, mais elles restent insuffisantes. La plupart des jeunes Périgourdins sont contraints de partir étudier, notamment, à Bordeaux, à Limoges ou à Toulouse. Ces études peuvent entraîner des difficultés financières dans les familles. Je suis tout particulièrement sensible à ces questions de part mon passé d’étudiant boursier à Bordeaux. Lorsque l’on observe la pyramide des âges de la Dordogne, il est frappant d’observer combien la pyramide se creuse chez les jeunes de 20 à 35 ans. Ce creusement est bien plus prononcé que dans le reste de la région. De plus, en Dordogne, les salaires versés sont en moyenne moins élevés que dans les autres départements de la région. Ils traduisent une sous-représentation des cadres : 4% contre 6,5% des salariés en Aquitaine. La moitié des ménages Périgourdins déclare un revenu fiscal, par unité de consommation, inférieur à 16 500 euros. Ce revenu est inférieur aux moyennes régionales (17 900 euros) et de province (17 600 euros). Malgré ces difficultés non exhaustives, il ne faut pas oublier de rappeler la vivacité de nos industries traditionnelles avec la fabrication de denrées alimentaires, de boissons et des produits de tabac, le travail du bois, les industries du papiers, les productions en caoutchouc et en plastique, etc ; ainsi que nos productions agricoles renommées dans le monde entier et la force de l’économie touristique liée au formidable patrimoine Périgourdin.
Journaliste : Depuis plusieurs années, vous êtes un homme engagé. Vous avez été candidat à plusieurs reprises, aux élections municipales à Périgueux et aux élections régionales, quel positionnement allez-vous adopter cette année ?
Florimont Carton : La situation du département et les difficultés rencontrées par les Périgourdins me motivent à m’investir avec encore plus de force dans un esprit d’écoute, de dialogue et d’action. Avec le projet que nous allons construire avec les Périgourdins, nous serons au cœur du débat. Nous avons devant nous de formidables défis à relever ! Cette année 2012, pleine d’espoir, sera une année décisive !…