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"Une force indépendante"

Non catégorisé

 
Seul le prononcé fait foi.
"J’ai examiné depuis deux semaines l’évolution du deuxième tour de l’élection présidentielle, au travers de la lettre que j’ai adressée aux deux candidats, de leurs réponses, des interventions publiques et du débat d’hier soir.

Je l’ai fait au nom d’un courant politique qui a été soutenu au premier tour par plus de trois millions de Français. Au sein de ce courant politique, il est des sensibilités diverses, plus à droite, plus à gauche, très au centre. Et c’est naturel : le courant central du pays quand il est soumis au choix impitoyable de la bipolarisation est forcément divers.

Cette diversité, j’y tiens. Elle est notre nature propre. C’est pourquoi je ne donnerai pas de consigne de vote. Chacun de mes amis, chacun de mes électeurs s’exprimera en conscience. Je sais qu’il y aura des expressions différentes. Et je les respecterai.

Je veux donc vous dire mon jugement personnel.

Nicolas Sarkozy, après un bon score de premier tour, s’est livré à une course-poursuite à l’extrême droite dans laquelle nous ne retrouvons pas nos valeurs, dans laquelle ce que nous croyons de plus profond et de plus précieux est bousculé et nié dans son principe. L’obsession de l’immigration dans un pays comme la France, au point de présenter dans son clip de campagne un panneau « Douane » écrit en Français et en Arabe, qui ne voit à quels affrontements, à quels affrontements entre Français, cela mènera ? L’obsession des « frontières » à rétablir, comme si elles avaient totalement disparu et que nous y avions perdu notre âme, qui ne voit que cela conduit à la négation du projet européen auquel le centre et la droite, autant que la gauche modérée, ont donné des décennies d’action et de conviction ? Et quant à l’idée que l’école, ce devait être l’apprentissage des frontières, qui ne voit que c’est une déviation même de l’idée d’école, qui est faite au contraire pour que s’effacent les frontières entre les esprits, entre les consciences, entre les époques ?

La ligne qu’a ainsi choisie Nicolas Sarkozy entre les deux tours est violente, elle entre en contradiction avec les valeurs qui sont les nôtres, pas seulement les miennes, pas seulement celles du courant politique que je représente, mais aussi les valeurs du gaullisme, autant que celles de la droite républicaine et sociale.

Comment en est-on arrivé là ? Ce sera l’histoire de cette élection, de cette rupture au sein du peuple français, rupture qui vient de loin, rupture économique, sociale et morale. Je ne veux pas voter blanc. Cela serait de l’indécision. Dans ces circonstances, l’indécision est impossible.

Reste le vote pour François Hollande. C’est le choix que je fais. Il s’est prononcé, de manière claire, sur la moralisation de la vie publique dans notre pays. Il aura fort à faire.

J’ai dit ce que je pensais de son programme économique. Je ne partage pas ce programme : je pense que ce programme est inadapté à la situation du pays et encore plus à la crise qui vient, que j’ai annoncée, je crois certaine.

Mais je pense que devant cette crise inéluctable il n’y aura qu’une attitude possible : une unité nationale qui réunira des femmes et des hommes venus d’horizons différents, pour permettre au pays de se ressaisir.

Cette unité nationale, elle ne se réalisera jamais si chacun reste dans la logique des camps anciens, une opposition en embuscade contre une majorité dont le seul but est qu’elle se casse la figure. La situation de notre pays, et encore davantage la situation que notre pays va connaître est trop grave pour cela.

Je ne suis pas et ne deviendrai pas un homme de gauche. Je suis un homme du centre et j’entends le rester. Et je suis certain que le jour venu, il faudra aussi qu’une partie de la droite républicaine soit associée à ce qu’il va falloir faire pour que la France s’en sorte.

Par mon choix, je rends possible pour la première fois depuis longtemps cette union nationale, la vraie mobilisation des Français au service de la France.

Il appartiendra à François Hollande, s’il est élu, de réfléchir à la situation et de prendre en compte cette nécessité pour le pays.

S’il en reste à la gauche classique et à son programme, je serai un opposant, dans une opposition vigilante et constructive. Il faudra une opposition constructive, mais déterminée, quand il s’agira d’empêcher les erreurs annoncées.

Il est des moments dans l’histoire où l’engagement devient vital. Je crois que le moment est venu de franchir des pas décisifs : nous devons tous, où que nous soyons, nous dépasser et nous rassembler pour que la France se reconstruise."
Par Modem Dordogne
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Lorsque les idées que vous avez défendu au premier tour de l'élection présidentielle n'ont pas trouvé suffisamment de suffrages pour qu'elles soient défendues au second tour, il faut se préparer pour le second tour.

 

François Bayrou avait inscrit sa campagne sous le signe du "choix de la vérité et du courage". Il aura réussi à imposer les deux thèmes principaux de la campagne: s'attaquer enfin à la dette et produire en France. Les électeurs voulant du rêve, ils s'en sont plus remis aux promesses de certains en particulier des extrêmes. Mais la réalité nous guette. Les augures le prédisait, nous y arrivons. Relisez et gardez ce texte de Jacques Attali: http://www.slate.fr/story/52691/7-mai-gueule-bois-jacques-attali

 

Au soir du premier tour, il apparaissait évident que François Bayrou ne pourrait pas appeler à voter Nicolas Sarkozy compte tenu des valeurs qui les séparaient. Il paraissait tout aussi difficile qu'il appelle à voter François Hollande compte tenu du caractère irréaliste de son programme économique et financier.

 

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Dans cette situation où nous Français nous sommes mis, l'abstention pourrait être le refuge montrant la défiance envers cette classe politique bipartisane qui s'échange le pouvoir les attributs sonnants et trébuchants qui vont avec.

Dans cette situation, le vote blanc pourrait signifier l'attachement à la démocratie mais pas à celle que l'on oublie sitôt les urnes refermées.

Dans cette situation au contraire, c'est à l'union nationale que François Bayrou nous invite.

 

http://www.bayrou.fr/article/120503-je-rends-possible-lunion-nationale-et-la-vraie-mobilisation-des-francais-au-service-de-la-france

Par Benoist Guillet
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François Bayrou a adressé une lettre aux deux candidats qualifiés pour le second tour. © REUTERS François Bayrou a adressé une lettre aux deux candidats qualifiés pour le second tour. © REUTERS Les deux candidats qualifiés pour le second tour de la présidentielle ont écrit au président du MoDem. A la clé, peut-être, une consigne de vote pour l'un ou l'autre...

Il n'est pas le seul faiseur de roi de cette élection, mais avec ses 9,13% de voix au premier tour, François Bayrou détient une des clés du second.

Le candidat du MoDem n'a pour l'instant donné aucune consigne de vote. Il devrait annoncer sa décision jeudi 3 mai, au lendemain du débat entre Nicolas Sarkozy et François Hollande. Il a indiqué que son choix dépendrait autant des programmes que de "l'attitude personnelle" des deux candidats.

Le 25 avril, François Bayrou a adressé une lettre aux deux candidats sélectionnés pour le second tour. Dans les deux pages de cette lettre, le député béarnais aborde cinq grands thèmes : la nécessité d'un redressement des finances publiques, la crise de l'école, le "produire en France", la moralisation de la vie publique et la construction européenne.

Nicolas Sarkozy et François Hollande lui ont répondu, soulignant chacun leurs convergences avec les propositions du MoDem tout en laissant apparaître des différences.

  • Le ton

François Hollande a répondu à François Bayrou par une lettre concise (deux pages), datée du 26 avril.

Avec sept pages, la réponse de Nicolas Sarkozy est beaucoup plus longue que celles de son concurrent. Le président sortant s’adresse plus directement à François Bayrou, à grand renfort de "vous", quand François Hollande opte pour un ton neutre, se rapprochant de celui utilisé pour exposer un programme.

Nicolas Sarkozy utilise également cette lettre pour lancer des piques à son adversaire, tandis que François Hollande évoque certes le bilan du quinquennat de Nicolas Sarkozy mais ne mentionne pas directement son adversaire.

L'exercice de la réponse s'avère relativement plus délicat pour Nicolas Sarkozy. En effet, dans sa lettre, François Bayrou épingle la "complaisance à l’égard des extrêmes" et mercredi 25 avril, il a accusé Nicolas Sarkozy de "valider la thèse du Front national".

  • La bonne gestion des finances publiques

Pour François Bayrou, "le plus dur de la crise est devant nous". Le cinquième homme du premier tour met en garde contre le risque des "promesses non-financées" qui risquent d’aggraver les déficits et l'"affichage d’une croissance impossible à court terme". "La règle d’or doit s’imposer à tous les pays qui ont l’euro en partage" préconise-t-il.

Nicolas Sarkozy lui répond en réaffirmant sa volonté d’inscrire la règle d’or dans la Constitution, s’il le faut en la soumettant à référendum. Il qualifie ses prévisions de "crédibles et raisonnables" et dit avoir prévu une réserve de 6 milliards d’euro au cas où la croissance s'avérait plus faible que prévu. Il en profite pour taper sur François Hollande, affirmant que son programme ne prévoit aucune réduction des dépenses publiques.

Pour sa part, François Hollande défend son "sérieux budgétaire", rappelle son objectif d'équilibre des finances publiques à la fin du quinquennat mais souligne aussi la nécessité de relancer la croissance et de mener une réforme fiscale ambitieuse pour atteindre cet objectif.

  • L'école

François Bayrou s'inquiète du nombre d'enfants en situation d'échec et du creusement des inégalités devant la réussite scolaire. Il appelle à un développement de l'apprentissage et de l'alternance et à une réflexion aussi bien sur les pratiques que sur les moyens de l'Education nationale.

Nicolas Sarkozy embraye sur ce point, assurant que ce n’est pas en créant 60 000 postes qu’on résoudra la crise de l'école mais par un nouveau projet éducatif. Il souligne qu'il a recentré en 2008 les programmes sur les savoirs fondamentaux et entend continuer à revaloriser le savoir, l’effort et la considération due aux professeurs. Il s'engage à "développer massivement l’apprentissage".

Hollande commence par mettre en avant le bilan qu'il juge désastreux pour l'école du quinquennat qui s'achève. Il défend la création de 60 000 postes dans l’Éducation nationale et insiste sur le fait que cette mesure ne fera pas augmenter le nombre de fonctionnaires, un point sur lequel il n'a pas toujours été si catégorique.

Sans évoquer directement l'apprentissage, il dit vouloir "faire de l'enseignement professionnel une voie d'excellence".

  • Le "produire en France"

Sur un des thèmes clés de son programme, François Bayrou appelle à "développer fortement notre appareil de production" et définir des stratégies nationales, filière par filière.

Il souhaite aussi "plus de démocratie sociale" : "la représentation des salariés, avec droit de vote, au conseil d’administration des grandes entreprises, serait un signe déterminant dans ce sens".

Nicolas Sarkozy accuse les réformes de la retraite à 60 ans et des 35 heures d’avoir contribué à paupériser l’industrie française et affirme avoir réussi à enrayer la perte d’emplois industriels. Il explique que la "TVA anti-délocalisation", ex-TVA sociale, va permettre aux produits français de monter en gamme et plaide pour un Small Business Act, une mesure que François Bayrou proposait également.

Hostile à la mesure sur les conseils d'administration, qui introduirait de la "confusion", Nicolas Sarkozy tempère ce refus par un couplet sur les rémunérations indécentes de certains dirigeants, où il se dit favorable à la présence des salariés dans les comités de rémunérations.

François Hollande est moins spécifique dans sa propre réponse, collant à son programme : création d'une banque publique d'investissement, séparation des activités des banques, contrats de relocalisation signés avec les entreprises, qui seront sommées de rembourser les aides touchées si elles délocalisent.

  • La moralisation de la vie publique

Autre point essentiel pour le président du MoDem, la moralisation de la vie publique passerait selon lui par l'introduction de la proportionnelle, la réduction du nombre de députés, le non-cumul des mandats pour les députés et la parité. Bayrou croit que le référendum est le seul moyen d’imposer ces réformes à la classe politique.

Hollande lui promet "une grande loi" sur ce thème et, "s’il y a blocage", de consulter les Français par voie référendaire. Il rappelle aussi qu'il s’est engagé à baisser de 30% les rémunérations du président et des ministres.

Sarkozy souligne qu'il a soumis la présidence de la République au contrôle de la Cour des comptes. et s’engage à soumettre une loi sur les conflits d’intérêts dès le début de la législature. Il est réservé quant à une consultation des Français sur la moralisation de la vie publique, car un référendum ne doit pas selon lui porter sur trop de questions à la fois.

Le président sortant se dit favorable à une dose de proportionnelle, qu’il ne précise pas, et au non-cumul d'un ministère avec un mandat exécutif local.

  • L'Europe

Enfin, François Bayrou demande qu’on arrête de désigner l'Union européenne comme bouc-émissaire et affirme sa conviction qu'il faut non pas moins mais plus d'Europe. "Les renforcements de la zone euro comme de l’espace Schengen, sont une étape prioritaire" écrit-il.

"Je suis Européen" tente de le rassurer François Hollande, tout en maintenant qu'il souhaite renégocier le traité budgétaire.

Nicolas Sarkozy se défend pour sa part d'avoir voulu revenir sur cet "acquis fondamental" qu'est la libre circulation dans l'Union européenne, tout en maintenant qu'il ne faut pas avoir peur de "corriger les défauts" de l'Europe et de la réformer.

Reste à savoir si cet exercice d'équilibrisme aura convaincu François Bayrou. En 2007, il n'avait donné aucune consigne de vote au second tour.

Par Modem Dordogne
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Lettre ouverte à Monsieur le conseiller régional Philippe Cornet

 

 

 

 

 

Votre courrier amical à François Bayrou a été porté à notre connaissance. Il nous a semblé qu'il nous était indirectement destiné. Vous trouverez ci-dessous une réponse du Mouvement Démocrate de Dordogne.

 

 Pour information : http://www.periblog.fr/2012/04/lettre-ouverte-francois-bayrou.html

 

 

 

 

 

Monsieur Cornet,

 

 

 

Ce message sonne comme celui d'un ami de trente ans. Cette référence dans l'histoire politique de notre pays n'est pas particulièrement positive.

 

 

 

Il nous semble tout d'abord nécessaire de rétablir une contre-vérité: vous n'avez jamais été président de l'UDF de Dordogne. Tout au plus le fûtes-vous de l'une de ses composantes.

 

Nous doutons que cette lettre soit de nature à toucher François Bayrou. En effet, vous semblez oublier d'une part les raisons du refus de François Bayrou d'adhérer à l'UMP et d'autre part les raisons de son refus de voter pour Nicolas Sarkozy en 2007.

 

 

 

En effet, vous évoquez des proximités d'idées mais vous oubliez que son indépendance vis-à-vis de l'UMP naissante trouve sa source dans une volonté de laisser s'exprimer des idées différentes ("quand nous pensons tous la même chose, nous ne pensons plus rien du tout").

 

De même, vous évoquez les valeurs mais semblez oublier que c'est justement parce qu'il n'approuvait pas les valeurs de Nicolas Sarkozy que François Bayrou a choisi d'annoncer qu'il ne voterait pas pour lui. En particulier, il rejetait ses relations malsaines avec l'argent et ses méthodes autoritaires pour ne pas dire arbitraires.

 

 

La démocratie chrétienne, dont vous reconnaissez que ses valeurs sont celles défendues par François Bayrou et le Mouvement Démocrate, ne peut en particulier accepter l'ostracisassion de l'étranger telle qu'elle apparait dans le clip de campagne de Nicolas Sarkozy.

 

Concernant les programmes, nous nous permettrons de vous demander de les relire pour bien en peser toute la différence.

 

 

Nous vous rappellerons que l'engagement central du Mouvement Démocrate puise sa force dans l'indépendance et le travail en commun de personnes de sensibilités différentes afin de sortir la France d'un bipartisme clientéliste et sclérosant.

 

 

 

Nous tenons à vous rassurer, François Bayrou est toujours touché par les marques chaleureuses et amicales qui lui sont adressées. Il l'est encore plus par des actes forts et des engagements désintéressés.

 

 

Nous espérons que votre volonté de rassemblement saura dépasser cette période électorale propice à de nombreux élans de sincérité.

 

 

Nous vous adressons nos démocratiques salutations.



 

 

Par Modem Dordogne
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Seul le prononcé fait foi]

"Je pense ce soir en premier lieu aux trois millions de Français qui m'ont apporté leurs suffrages.

Ce n'est pas le score que nous espérions, mais ils sont une force et, de cette force le pays aura besoin car l'inquiétude que nous pouvions ressentir, celle sur laquelle j'ai alerté sans cesse, l'inquiétude sur la situation du pays, cette inquiétude est ce soir brûlante.

L'extrême-droite à 20 %, en France en 2012, c'est la gravité de la crise étalée devant tous les yeux, crise du chômage, crise économique, crise sociale, crise morale… et ces crises s'additionnent.

Alors bien sûr notre score est au-dessous de nos attentes, mais ce que nous avions vu et diagnostiqué de l'état du pays, de l'état réel du pays, est là plus impressionnant que jamais.

Le mal français est là et il s'aggrave et le seul chemin disponible pour en sortir, ce sera un jour ou l'autre celui que nous avons proposé aux Français : une politique nouvelle, courageuse, qui aille pour une fois au fond des choses, soutenue par une union nationale pour remettre le pays sur ses rails.

Je vais m'adresser aux deux candidats sélectionnés pour le deuxième tour. Je vais leur dire ce qui est pour nous l'essentiel, en termes de valeurs, en termes d'actions à conduire, j'écouterai dans les jours qui viennent leurs réponses et je prendrai mes responsabilités.

Mais il suffit de regarder ce paysage éclaté, le trouble du pays, les difficultés économiques et financières pour comprendre que ce qu'il faut pour l'avenir, ce qu'il faut construire d'urgence, c'est une force d'équilibre au centre, qui résiste aux extrêmes et aux démagogies.

C'est cette force que nous devons construire avec tous les démocrates et les républicains, et nous devons aussi construire les institutions nouvelles qui empêcheront l'explosion qui menace notre pays.

Nous serons présents à ce rendez-vous. Nous construirons cet avenir.
 
Par François Bayrou
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Par Modem Dordogne
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