CONSEIL GÉNÉRAL. L'opposition a quitté la salle en plein débat d'orientations budgétaires, avant que la majorité ne décide d'organiser un vote symbolique de défense du Département
Une décision qu'ils ne prennent qu'après avoir ferraillé sur plusieurs sujets et notamment sur la décision modificative numéro deux (le dernier ajustement budgétaire de l'année). Mais c'est la présentation chiffrée, plutôt complète, d'un déficit de 15 millions d'euros prévu pour 2010 par le directeur des services Christian Memet, et le décorticage de la future réforme sur les collectivités par le directeur de cabinet Arnaud Sorge qui les agacent.
« Fuite des responsabilités »
Les quarante élus de la majorité se retrouvant entre eux, après avoir dénoncé cette « fuite des responsabilités », ont l'idée de faire aussi leur coup de théâtre. Sur proposition de Francis Colbac, le président Bernard Cazeau organise un dépôt symbolique des pétitions « Touche pas à mon département » dans une urne installée à la hâte dans la salle. Une pétition dénoncée la veille par Dominique Bousquet, qui menaçait de faire étudier son financement devant la justice (lire notre édition d'hier).
Ces deux péripéties coupent l'élan de la majorité. La discussion sur les orientations budgétaires et les perspectives de 2010 ne va pas très loin. Le Modem Marc Mattera, désormais électron libre, peut se permettre de donner son avis : « Une augmentation des impôts limitée à 2 % et une renégociation des emprunts. » Bernard Cazeau rappelle les pistes étudiées par ses services : encore des économies et peut-être une limitation des investissements. Un budget qu'il compte faire voter fin janvier.
De même, la discussion sur la réforme territoriale tourne court. Sans opposition pour donner la réplique, le débat n'est plus le même. Le député Germinal Peiro dénonce la ficelle politique du président Sarkozy : « Avant la présidentielle, on est venu nous parler de sécurité, avant les régionales, on débat sur la ruralité. C'est du bluff. »
Une session qui s'achève par le vote de trois motions pour soutenir les ateliers SNCF de Chamiers, l'usine du Timbre de Boulazac et la tabaculture en Dordogne. Sans surprise car sans opposition.
31 août 2010
31 août 2010
30 août 2010