"François Bayrou : la pédagogie civique de la vérité
L'un des deux axes de son livre programatique a été longuement développé à travers plusieurs réponses. François Bayrou a livré et précisé une nouvelle fois son analyse de la
situation. Une démonstration brillante sur les déficits commerciaux a résisté aux quelques interpellations critiques de la salle. Sur nos 75 milliards de déficit commercial, plus de 20% vient
d'Allemagne et 11% d'Italie; plus de la moitié concerne l'Europe. Ce déficit qui perdure depuis 2004 nous empêche de pouvoir continuer à soutenir l'effort national de
solidarité.
Au détour d'une question, il a exprimé son regret du retrait du référendum grec au nom de la démocratie et de l'intelligence des peuples. Cette question lui a permis d'évoquer les indignés qui
sont "des gens de gauche qui voient la gauche au pouvoir faire pire que la droite". Sa réponse a une question directe sur les 35 heures complète ce point. Il ne souhaite pas les
remettre en cause par la loi car "l'économie a besoin de stabilité", mais il annonce courageusement qur dans certains secteurs, comme en particulier la santé, il faudra remettre la
question sur la table.
A la question d'un sympathisant socialiste qui lui demandait d'être clair pour le second tour il a répondu en deux temps. Tout d'abord, il a réitéré ses engagements d'indépendance. Ensuite, il
s'est livré à un petit mais argumenté réquisitoire contre François Hollande: "son programme est irréaliste!". Il a ainsi fustigé les 300 000 emplois jeunes et les 60 000 enseignants.
Pour les tenants de la parité, il a insisté pour que les questions soient alternativement posées par un homme puis par une femme. Ceci a valu à de nombreux messieurs d'être plusieurs fois
rabroués mais a permis d'avoir quelques questions intéressantes sur l'éducation auxquelles François Bayrou a répondu dans l'esprit de son livre "2012 Etat d'Urgence".
Plus que jamais il est l'homme qu'il faut pour la France de 2012."
Par Benoist Guillet
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