Partager l'article ! Nos sénateurs mobilisés pour préserver les droits des femmes enceintes: Jacqueline Gourault et ses homologues centristes se sont mo ...
Jacqueline Gourault et ses homologues centristes se sont mobilisés au Sénat pour le maintien des droits des femmes enceintes en déposant un amendement, approuvé par la majorité des sénateurs.
Jusqu’à présent, l’article 9 de la loi de bioéthique proposait des examens de biologie médicale et d'imagerie à toute femme enceinte au cours d'une consultation médicale, examens permettant
d'évaluer le risque que l'embryon ou le fœtus présente une affection susceptible de modifier le déroulement ou le suivi de la grossesse. Or, le texte modifié par les députés de la majorité le 15
février dernier ajoutait que ces examens devaient être prescrits "lorsque les conditions médicales le nécessitent".
Indignation chez les professionnels de la santé
De nombreux gynécologues, ont fait part de leur révolte face à ce qu’ils qualifient de mesure "au nom de convictions idéologiques et religieuses". "Si la loi passe en l’état au Sénat, il y aura
une vraie inégalité d’information des femmes en fonction du médecin sur qui elles tombent. Certaines sauront que le dépistage existe, d’autres non. Le médecin deviendra seul juge, et c’est très
dangereux", réagissait notamment un praticien interrogé par le journal Le Parisien.
Jacqueline Gourault avec ses collègues obtient gain de cause
Scandalisés par ce déni du droit des patients, les sénateurs du Mouvement Démocrate se sont mobilisés début avril pour maintenir la possibilité aux femmes enceintes de bénéficier automatiquement
de cette proposition de diagnostics anténataux. Jacqueline Gourault, sénatrice du Loir-et-Cher, a défendu en commission des lois le maintien d’une proposition systématique de dépistage aux femmes
enceintes.
Une mobilisation payante, puisqu’elle a permis le vote d’un amendement, jeudi 7 avril, qui supprime toute réserve en stipulant à nouveau que "des examens de biologie médicale et d'imagerie
permettant d'évaluer le risque que l'embryon ou le fœtus présente une affection susceptible de modifier le déroulement ou le suivi de la grossesse sont proposés à toute femme enceinte au cours
d'une consultation médicale."
Ainsi l'information est donnée à toutes et respecte la liberté de choix éthique et religieuse.