EUROPE. Quatre ans après l'échec du référendum constitutionnel, le traité de Lisbonne entre en vigueur aujourd'hui. Qu'en pensent les députés européens de la région, élus en juin dernier ?
Robert Rochefort, député européen du Sud-Ouest (Modem).
« Il y a une Europe qui peine à avancer, et les peuples eux-mêmes sont inquiets face à une Europe qu'ils ne perçoivent pas comme démocratique. Malgré tout, il y a une Europe qui avance en vertu d'un principe d'efficacité face à ses blocages.
Le traité de Lisbonne, c'est un peu un élément de consensus, puisque tout le monde a fini par le ratifier, bien qu'il n'amène pas le souffle nécessaire dont les citoyens avaient besoin. Mais je ne néglige pas la disposition qui prévoit la possibilité de pétition pour organiser des référendums européens sur des sujets divers et variés, dès qu'on aura réuni 1 million de signatures.
Un autre élément important, mais plus complexe, c'est l'extension du champ de la codécision. Au lieu que les chefs d'État et de gouvernement décident tout seuls, le Parlement européen, c'est-à-dire l'expression du peuple, sera intégré dans la décision, notamment dans le domaine de la politique agricole commune.
Le Parlement européen sera-t-il capable d'exprimer un point de vue qui ne soit pas technocratique, mais qui sera celui des peuples ? C'est un combat, parce qu'on sait bien que sur
l'agriculture il y a entre les pays des différences de sensibilité pas seulement liées à leurs dirigeants. »
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31 août 2010
31 août 2010
30 août 2010